Erosion agricole (fr) 0
By braikar, 17-01-2014 - 21:24 in Science, Biology, Nature, Science

De nos jours on est de plus en plus habitués à voir de tels spectacles en cas de forte pluie:
Erosion pluie
Image de: http://unt.unice.fr/uoh/degsol/facteurs-erosion.php

Or ce n’est pas normal du tout! Cela n’est ni plus, ni moins de l’érosion! Qui est due à la destruction des sols causée par l’agriculture intensive.

Quand le début de l’époque de l’usage des engrais avait commencé, cela ne se produisait pas, je le vois même chez moi, en 30 ans il y a eu une dégradation massive de tous les champs agricoles autour de chez moi. On pourrait en premier lieu se dire que c’est normal quand on a un sol d’argile (J’habite en Lorraine), mais ce n’est pas normal. Ce n’était pas comme ca quand j’étais jeune, ca a empiré d’année en année.

Au tout début de cette agriculture intensive, nous avions des champs fertiles, pleins de vie microbienne, pleins d’insectes, pleins de petits animaux qui travaillaient la terre. Donc quand on a commencé à mettre des nitrates les résultats étaient fantastiques, mais cela s’est dégradé d’année en année car nous ne respectons plus la nature. On peut utiliser les nitrates de temps à autre, les sulfates et d’autres engrais similaires. Mais il ne faut surtout pas le faire tous les ans, surtout si cela est fait de conjoint avec un labour annuel et même souvent pluri-annuel.

Je vais citer un bout de la page d’unicef dont me vient la photo ci-dessus:

2. La pluie
C’est souvent le deuxième facteur d’importance après la végétation. Il n’y a ruissellement que quand la vitesse avec laquelle la pluie arrive au sol est plus importante que la vitesse avec laquelle l’eau entre dans le sol. Dit autrement, le ruissellement est la différence entre l’intensité de la pluie et le taux d’infiltration d’eau dans le sol (R=P–I, en mm h-1).

Or il faudrait que nous nous posions les bonnes questions; la logique est simple, si il pleut plus vite que la pluie tombe les sols n’ont pas le temps d’absorber l’eau assez vite et ca ruiselle, mais de nos jours la plupart des terrains agricoles n’absorbent même plus des pluie tout à fait normales! C’est normal que les terrains s’inondent de temps-à-autre lors de grosses pluies soudaines, mais par exemple, et je le vois souvent dans ma région. pendant des jours il pleut 5 à 15mm d’eau par jour et les sols s’inondent et ruissellent. C’est anormal, cette pluie est douce et lente, il n’y a aucune raison que le sol n’ai pas le temps d’absorber ces quantités d’eaux qui sont larges sur plusieurs semaines, mais qui franchement sotn une pluie tout à fait normale!

Les sols agricoles sont détruits par les méthodes actuelles, obn peut dire que les ruissellements se font dans les rigoles que les roues des tracteurs forment, mais ce n’est pas l’unique raison, si le sol était en bonne santé il n’y aurait quasiment jamais de ruissellement, même dans ces rigoles, car le reste du terrain absorberai très bien cette pluie continue et douce.

Qu’est qui détruit les sols? La réponse est très simple!

  • Avec les pesticides et engrais on tue la faune des sols, or sans ces insectes, mcirobes et champignons, plus rien ne travaille le sol pour le rendre poreux
  • En labourant on tue les autres animaux qui aèrent le sol, comme les taupes, les mulots et les souris, qui creusent d’innombrables galeries souterraines qui permettent à l’eau d’avoir pleins de ‘conduits’ d’eau en souterrain
  • En supprimant les haies et arbres qui étaient autre-fois entre chaque parcelle cultivée, nous n’avons plus ces ‘murs’ qui sont entre chaque bout de terrain et qui grâce aux racines de ces plantes créent des zones ou l’eau peu s’infiltrer très rapidement dans le sol (quand il pleut beaucoup les forêts ne s’inondent pas! Il n’y a même pas besoin de parler des fines pluies continues, les forêts absorbent ca très facilement)
    voilà un petit exemple en vidéo qui se passe de commentaires!

Voilà les quelques problèmes à corriger! Certes je me doute bien qu’il y a pleins de réticences… Le labour est une action ancestrale et il est dur de comprendre que cela ne sert quasiment à rien, encore une fois il suffit de regarder les forêts, personne ne les laboure et personne ne peut dénier la fertilité du sol d’une forêt!

A l’époque (avant les machines) on ne labourait pas le sol à 40cm de profond, or le fait de faire ca aussi profond nuit aux animaux souterrains qui creusent le sol pour nous. Le fait aussi de retourner le sol et de le laisser à l’air libre est une grosse calamité, surtout là ou je vis.. On mets à la surface un argile dur comme du béton qui en plus est lissé! Il est évident que l’eau ruisselle là dessus, surtout si il n’y a plus aucune vie microbienne (qui a été tuée par les pesticides), ni de mycorhize/champignons (qui sont tués par les fongicides) et presque plus aucuns insectes (qui sont aussi tués par un mélange des pesticides et fongicides), ni de petits animaux qui sont tués par les lames de machines ou effrayés par les bruits. On a une terre qui est dure comme du béton, qui n’est plus poreuse du tout et qu’en plus on mets à la surface… Je sais, on va me dire que c’est pour aérer le sol, mais si le sol avait toute cette vie en lui il n’aurait pas besoin d’être aéré, la nature s’en charge à notre place. Il suffit de regarder les terrains vagues à l’abandon depuis des années, ils ne s’inondent pas et ne souffrent pas de problèmes d’érosion! Et quand on plante sur un tel sol il est extrêmement fertile…

Les racines des plantes, les insectes, et toute la vie du sol savent très bien s’occuper du sol sans aucune intervention de notre part. Les racines superficielles créent une couche similaire à un tissu qui maintient le sol externe en place et les racines profondes percent le sol, ce qui aide l’eau à s’infiltrer facilement, même dans beaucoup de cas de grande pluviométrie sur une courte période.
Le labour casse cette couche superficielle de racines, et là j’entends encore les échos de gens qui vont dire qu’on ne peut pas planter si il y a pleins de racines de partout.. Il suffit de creuser des sillons pour les graines, pas besoin de tuer tout ce qu’il y a autour!
Alors là on va me dire et les mauvaises herbes, alors elles auront la belle vie?
Cela se contrôle aussi assez facilement, avez-vous déjà vu dans les parcs les plantes et les arbres en bac qui ont souvent le sol autour recouvert de BRF (Bois Raméal Fragmenté), on ne voit rien d’autre que la plante voulue à ces endroits! Si on recouvre un champ non labouré de paille, ou de feuilles mortes ou de n’importe quels autres déchets organiques qui ne contiennent pas de graines, ca étouffera une très large majorité des plantes qui ne sont pas voulues.
Dans un tel sol, encore une fois, il ne reste plus qu’à creuser les sillons pour planter et tout le sol autour restera sans aucune végétation pendant un long moment, largement assez long pour laisser le temps aux cultures voulues de se développer avant celles non voulues, qui vont ensuite bien évidement recouvrir le sol et étouffer les mauvaises herbes qui ne pourront que très difficilement pousser.

De plus dans un tel sol vivant, on ne détruit pas les réseaux mycorhiziens d’année en année, ce qui fait que ces réseaux aideront les plantes qui poussent à se développer en bonne santé, car la mycorhize se lie avec les racines des autres plantes pour un échange en symbiose, ou les mycorhizes fournissent des minéraux aux racines des plantes en échange du sucre que les plantes leur fournissent (c’est plus complexe que ca, mais en gros les plantes apportent des choses qui aident les mycorhize et les mycorhizes apportent des choses qui aident les plantes). C’est un système gagnant/gagnant!

Sur un tel sol il n’y a pas beaucoup besoin de pesticides, les mauvaises herbes sont étouffées dès le début et resteront en grande partie étouffées par la suite car la culture voulue créera ensuite de l’ombre. En plus la matière végétale au sol enrichi le sol naturellement par un processus de décomposition naturel, comme celui d’une forêt. Sur un sol géré d’une telle façon, il est envisageable de pourvoir une année sur cinq et même préférablement sur de plus gros intervals d’ajouter un peu de nitrates ou de sulfates pour booster les croissance des plantes, car le sol est vivant, plein de minéraux (non-minéralisés et minéralisés) et plein de vie qui s’occupe d’enrichir le sol naturellement comme la nature le fait si bien.
Les vers de terre mélangent la terre, les taupes mélanges la terre, les insectes travaillent en permanence, aérant la terre aussi, laissant des débris organiques etc.
Le sol s’enrichit d’année en année! Au lieu du contraire que nous avons actuellement! De plus un tel sol ne souffre pas d’érosion en cas de pluie légère et continue.

Cependant il serait aussi utile de faire de la pluri-culture en simultané pour que cela soit le plus efficace, car des monocultures intensives vont tout de même épuiser un tel sol en vidant le sol de tel ou tel ressources que la monoculture exigera. Il est possible de mélanger facilement 2-3 sortes de plantes sur un même terrain. Sans avoir besoin de les mélanger excessivement non plus. Par exemple pour un terrain de 500m x 500m, on peut semer une bande de 50m d’une plante (type 1), 50m de large d’une autre plante (type 2), 50m de large d’une autre plante (type 3) et répéter ainsi, type1 , 2, 3, 1, 2, 3 etc. Pour la récolte il n’est pas très dur de sauter 100m pour passer à la bande suivante qui contient à nouveau la même plante, ensuite l’année suivante il suffit de décaler de 50m les bandes. Et sûrement que cela pourra être fait en même temps qu’une rotation normale de plantations différentes au printemps/automne sur ce même terrain.
Mais tout cela est un domaine encore inconnu, car peu de personnes savent, à grande échelle, quelle plante cohabite bien avec quelle autre plante, dans le sens qu’une culture va par exemple attirer plus de fourmis, l’autre plus de chenilles, l’autre plus de limaces etc. Et comment cette présence abondante d’insectes variés va s’auto-réguler. Il faut bien-entendu aussi compter sur les haies autour des champs pour abriter des oiseaux et rapaces qui vont par exemple manger des souris, les taupes qui vont manger les limaces, les fourmis qui vont devoir cultiver leurs pucerons quelque part, ce qui nécessitera aussi des plantes à belles fleurs pour attirer des araignées et coccinelles pour manger ces pucerons etc.
En agriculture biologique cela est déjà plus ou moins établit, mais pas vraiment à grande échelle, ni même pour la culture
de céréales qui se fait souvent à grande échelle et non pas en petites cultures maraîchères.
C’est tout un domaine à explorer encore, car avec un sol vivant qu’on arrose pas de pesticides, il faut absolument comprendre comment réguler toute cette vie, car il n’y a pas que des insectes et animaux qui mangent des plantes, il y a aussi pleins d’insectes et d’animaux qui mangent d’autres insectes et animaux!! Il faut aussi penser aux habitats qui permettent à certains animaux d’être présents pour réguler la prolifération d’autres animaux et insectes. C’est tout une harmonie, qui ne doit pas être si compliquée une fois qu’on commence à s’y intéresser dans le détails.

Mais le pré-requis pour en arriver là est d’avoir des sols qui sont à nouveau vivants et pleins de vie (donc aucun pesticide, aucun fongicide, aucun labour et quasiment aucun engrais ou fertilisant (petro-chimiques) qui deviendront inutiles au fur et à mesure du temps), il n’y a aucune autre solution, sinon l’érosion des sols continuera de plus belle, la biodiversité diminuera d’année en année et les sols continueront de s’appauvrir indéfiniment jusqu’à ce qu’ils se transforment en zones incapables de supporter quelconque forme de vie…

Il faudrait aussi que ce que tous les excréments humains retournent dans les champs! mais ca c’est une autre histoire bien plus complexe, ca r pour faire ca il faudrait aussi que nos excréments soient propres, c’est à dire que les humains ne prennent plus de médicaments non-naturels (qui viennent aussi de l’industrie pétrolière en grande partie..). Cela concerne aussi les animaux, surtout les vaches, cochons et poulets qui sont maltraités, gavés d’antibiotiques, d’hormones et d’autres produits non-naturels pour survivre dans des conditions de vie complètement inadaptées à une vie normale pour ces animaux…

Ceci est tout un cycle pervers qui s’est installé au fil des années, qui doit absolument être inversé, sinon la nature aura raison de nous en nous éliminant de cet équilibre qu’on a complètement détruit en si peu de temps. Le cycle naturel est un cycle vertueux qui ne devient que meilleur d’année en année; les animaux mangent mieux, nous mangeons mieux, ils tombent moins malades, nous tombons moins malades, les produits non-naturel issu de la petro-chimie deviennent inutiles, rendant nos excréments propre à une réutilisation naturelle directe, fermant ainsi un cycle qui ne fera que s’améliorer d’année en année! Pour le moment on en est pas encore là et c’est pour ca que j’écris ces textes qui mélangent un peu tout, l’avenir de notre civilisation est un cycle complexe qui doit être pris dans sa globalité, ou tout dépend de tout. Après il faudra aussi repenser notre système de consommation, pour produire le moins de déchets polluants possibles etc.
C’est très compliqué!!

Mais si la nature se porte bien, c’est déjà un début formidable, car nous nous porterons mieux aussi, nous auront moins de maintenance à faire, car une nature en bonne santé se maintient d’elle même sans avoir besoin de beaucoup d’aide de notre part etc.

J’espère que l’humanité s’en rendra compte le plus vite possible. La terre n’a pas besoin de nous pour continuer à exister, la nature n’a pas besoin de nous pour continuer à exister, elle s’auto-régulera d’elle même indéfiniment, même si pour cela il faut que les humains périssent, la nature se remettra en place toute seule (peu importe les dégâts qu’on causera) je ne me fait aucun souci de ce côté! Par contre nous avons besoin de la nature pour exister, donc c’est à nous de le comprendre et de faire ce qu’il faut pour respecter cet équilibre duquel notre propre avenir dépend.